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Gestion du temps étudiant, bâtir une semaine qui tient

La gestion du temps étudiant commence par une semaine réelle, avec tes cours, ton temps libre et tes imprévus. Répare-la le mercredi, ajuste-la le vendredi.

Planning hebdomadaire étudiant stylisé avec blocs de révision, illustration de la gestion du temps étudiant

On court tous après le temps. On en voudrait pour sa famille, pour ses amis, pour ses loisirs, pour apprendre, et il n’y en a jamais assez. Alors on cherche des solutions. On raccourcit ses trajets, on essaie d’apprendre plus vite, on réorganise son agenda, on regarde les vidéos de cours en accéléré ou on fait résumer le chapitre par une intelligence artificielle. Est-ce que c’est la bonne méthode ? Je ne sais pas. Ces astuces font gagner quelques minutes, mais aucune ne te dit ce que tu dois travailler cette semaine ni ce que tu peux laisser de côté.

La gestion du temps, pour un étudiant, c’est d’abord décider quoi travailler, quand et combien de temps. Une fois ces choix faits, tu les poses dans ta semaine sous forme de créneaux réservés, et tu prends l’habitude de t’y tenir. Il faut ensuite ajuster, parce qu’un plan fait le dimanche ne colle jamais tout à fait à la semaine que tu vis. On prépare, puis on s’adapte.

Pour construire ta prochaine semaine, il te faut une grille vide, ton emploi du temps de cours et la liste de ce qui doit avancer d’ici dimanche. La première fois, compte une vingtaine de minutes. Les semaines suivantes, une dizaine suffit.

Une semaine organisée fait surtout baisser le stress, et les étudiants qui apprennent à la planifier ont davantage l’impression d’avoir la main sur leurs journées. Sur les notes, les études trouvent un lien beaucoup moins net.

Compte d’abord les heures que tu as vraiment

Pars des 168 heures de la semaine (7 jours de 24 heures) et retire les cours, les trajets, le job étudiant, le sport, les repas, le sommeil et la soirée que tu te gardes. Ce qui reste, c’est ton budget de la semaine. Écris le nombre en haut de la feuille.

En général, on surestime le temps qu’on a. On remplit sa semaine comme si elle était élastique, puis on découvre le jeudi qu’il manque des heures, et on court après le chrono jusqu’au week-end. Quand tu connais le vrai chiffre, tu t’organises mieux. Si tu sais dès dimanche que tu as 14 heures libres pour 20 heures de tâches, tu choisis tout de suite les 6 heures qui sauteront, au lieu de les perdre au hasard dans la semaine.

Savoir combien d’heures tu as donne aussi l’impression d’avoir la main sur ta semaine, et une étude ancienne suggère que cette impression pèse lourd. Therese Macan et ses collègues ont fait remplir à 165 étudiants un questionnaire sur leur façon de gérer leur temps, leur stress et leurs résultats (Macan, Shahani, Dipboye & Phillips, 1990). Parmi les aspects mesurés, celui qui pesait le plus était le sentiment de contrôler son temps. Les étudiants qui l’avaient jugeaient mieux leur propre travail, se disaient plus satisfaits et rapportaient moins de tensions. Ce sont toutefois les étudiants qui jugeaient eux-mêmes leur travail, et l’étude montre seulement que ces éléments vont ensemble, sans prouver que l’un entraîne l’autre.

Bruce Britton et Abraham Tesser ont fait remplir un questionnaire de gestion du temps à 90 étudiants en 1983, puis sont allés chercher leur moyenne cumulée dans les dossiers de l’université en 1987, quatre ans plus tard (Britton & Tesser, 1991). Certaines réponses au questionnaire prédisaient cette moyenne, et mieux que les scores au SAT, le test d’aptitude passé au lycée. Les auteurs concluent que ces pratiques « peuvent » influencer la réussite. Avec 90 étudiants, ça reste un indice à confirmer.

Combien d’heures faut-il travailler par jour ?

Il n’existe pas de nombre d’heures qui vaille pour tous les étudiants, puisqu’il dépend de tes cours, de ton job et de la date de tes examens. Pars de ton budget de la semaine. Avec 15 heures libres, prévois par exemple cinq blocs d’une heure et demie, et garde le reste pour le retard et pour toi.

Sors la liste, puis coupe dedans

Une tâche importante mise en avant parmi une liste de tâches dispersées, pour illustrer le tri par priorité

Note tout ce qui doit avancer cette semaine, y compris ce qui n’a rien à voir avec les cours, comme le dossier de bourse à envoyer, le rendez-vous chez le médecin à prendre ou le mail à ton prof que tu repousses depuis plusieurs jours. Ces petites tâches prennent du temps elles aussi. Tant que la liste reste dans ta tête, tu ne peux ni l’additionner ni la trier.

En face de chaque ligne, note une durée. Sois large, parce qu’on se trompe le plus souvent dans le même sens, en prévoyant trop court. Roger Buehler, Dale Griffin et Michael Ross ont demandé à des étudiants de prévoir quand ils finiraient des travaux scolaires et personnels. Leurs prévisions étaient trop optimistes, parce qu’ils imaginaient la tâche se dérouler comme prévu, sans tenir compte des retards qu’ils avaient déjà connus sur des travaux semblables (Buehler, Griffin & Ross, 1994). Les psychologues appellent ça l’erreur de planification (planning fallacy). Pour savoir de combien élargir, regarde le temps qu’a vraiment pris ta dernière tâche du même genre.

Additionne, puis compare au budget d’heures écrit en haut de la feuille. Le total dépasse probablement. C’est maintenant, au calme, qu’il faut décider ce que tu ne feras pas cette semaine. Si tu attends, tu devras trancher en pleine semaine, avec du retard et de la fatigue.

Pour trier, beaucoup d’étudiants utilisent la matrice d’Eisenhower. Pour chaque tâche, elle demande si c’est important, puis si c’est urgent, et la range dans l’une des quatre cases qui combinent les deux réponses. Ce qui est important et urgent passe en premier. Ce qui est important sans être urgent reçoit un créneau dans la semaine. Ce qui est urgent sans être important, comme répondre dans la minute aux messages du groupe de TD, passe après. Ce qui n’est ni l’un ni l’autre, comme peaufiner la mise en page d’une fiche déjà complète, sort de la liste.

L’outil part d’un biais bien documenté, la tendance à faire passer l’urgent avant l’important, même quand l’urgent rapporte moins. Dans cinq expériences, Meng Zhu, Yang Yang et Christopher Hsee ont vu leurs participants choisir plus souvent une tâche qui rapportait moins, simplement parce qu’elle avait l’air pressée, par exemple avec une échéance qui semblait expirer bientôt (Zhu, Yang & Hsee, 2018). Ils appellent ça l’effet de simple urgence. Aucune de ces expériences ne testait la matrice elle-même, mais la remplir le dimanche, au calme, t’oblige à te demander ce qui compte avant de répondre à ce qui presse.

Quand deux matières se disputent le même créneau, regarde laquelle pèse le plus dans ta moyenne, ou laquelle te mettra le plus en difficulté si tu ne l’ouvres pas avant le partiel. Un contrôle continu coefficient 3 jeudi passe avant une fiche de lecture à rendre dans trois semaines.

Une fois le tri fait, chaque tâche gardée gagne à être formulée de façon précise. Edwin Locke et Gary Latham ont fait le bilan de 35 ans de recherches sur les objectifs, menées en laboratoire, en simulation et en entreprise, sur plus de 100 tâches différentes (Locke & Latham, 2002). Ils concluent que des objectifs précis et exigeants mènent à de meilleures performances que la consigne « fais de ton mieux ». L’effet est plus faible sur les tâches complexes, et réviser en est une, mais il reste présent.

Sur ta liste, « réviser la macroéconomie » ne te dit pas par où commencer quand tu t’assois. Tu risques d’ouvrir le manuel, de feuilleter, et de le refermer une heure plus tard sans savoir ce que tu as appris. « Refaire les exercices 1 à 5 du chapitre 3 sur l’inflation, puis me tester sans le cours mardi soir » te dit quoi ouvrir, quoi faire et quand vérifier.

Réécris ta liste avec ce niveau de détail. Elle sera plus courte, et chaque ligne trouvera plus facilement sa place dans la grille. Si tu veux un cadre pour transformer une intention floue en objectif daté, la méthode des objectifs SMART en propose un.

Pose les blocs, en commençant par ce qui ne bouge pas

Journée d'étudiant découpée en blocs de travail séparés par de vraies pauses

Sur la grille, place d’abord ce qui est fixe, comme les cours, le job, l’entraînement de sport, les longs trajets et ta soirée libre. Ces créneaux ne bougeront pas, et le reste de la semaine s’organise autour.

Chaque tâche prioritaire reçoit ensuite un créneau précis. C’est ce qu’on appelle le time blocking, qui consiste à donner un moment à chaque chose au lieu d’attendre d’avoir le temps. Un bloc « mardi de 14h à 15h30, annales de droit » se tient plus facilement qu’un vague « réviser le droit cet aprèm ». Pose moins de blocs que ce que tu crois pouvoir tenir, pour garder de la place au premier contretemps.

Pense aussi aux moments où tu es déjà sur place. Les 45 minutes entre deux cours, à la bibliothèque universitaire, ont plus de chances d’être vraiment utilisées qu’une soirée où tu rentres épuisé.

Chaque bloc tient mieux s’il est accroché à un déclencheur concret. Les chercheurs parlent d’implementation intention, un plan du type « si telle situation se présente, alors je fais telle chose ». Par exemple, « quand je sors du cours de stats mardi à 16h, je vais directement en salle de travail faire les exercices 4 à 8 ». Peter Gollwitzer et Paschal Sheeran ont rassemblé 94 tests de ces plans « si… alors… » (Gollwitzer & Sheeran, 2006). En moyenne, ces plans aident nettement à atteindre l’objectif qu’on s’est fixé. Pour donner un ordre d’idée, si l’on prend au hasard une personne qui a formulé ce genre de plan et une personne qui ne l’a pas fait, la première va plus loin vers son objectif dans environ deux cas sur trois. Ces tests portaient sur des objectifs très variés et pas spécialement sur les révisions, mais ton créneau du mardi repose sur le même principe.

Dans ces blocs, mieux vaut te tester que relire, parce qu’on retient davantage un chapitre sur lequel on s’est interrogé (l’article sur le rappel actif présente les études). Pour découper un long bloc, la méthode Pomodoro propose des sessions courtes séparées de vraies pauses. C’est un format à essayer, même si ses preuves sont minces.

Laisse des trous, ils font partie de la semaine

Une fois les blocs posés, garde au moins un créneau libre en fin de semaine, par exemple le samedi matin, sans rien dedans. Il servira à rattraper le bloc de mardi qui n’a pas eu lieu. Sans lui, un seul contretemps décale toute la semaine et tu passes le week-end à rattraper.

Laisse aussi un peu d’air entre deux blocs. Des créneaux collés les uns aux autres supposent que tu passes du droit aux stats sans transition et que le bus n’a jamais de retard.

Garde du temps pour toi, sans le minuter

Soirée entre amis réservée sur le planning sans horaire précis, un temps libre protégé dans la gestion du temps étudiant

Une semaine d’étudiant ne se résume pas au travail. Il y a les amis, la famille, le sport, la série du soir et les moments où tu ne fais rien, et ce temps-là compte autant que les blocs de révision. Si tu ne le poses pas sur la grille, c’est lui qui saute en premier dès que la semaine se charge.

Bloque donc au moins une soirée sans travail et écris-la sur la grille, pour qu’elle ne disparaisse pas sous les révisions. Une soirée « libre en principe » finit souvent avec un manuel ouvert à côté de toi et la mauvaise conscience de ne pas l’avoir lu.

Évite quand même de transformer tes loisirs en rendez-vous. Gabriela Tonietto et Selin Malkoc ont mené 13 études sur des loisirs que l’on planifie souvent, comme une séance de cinéma ou une pause café (Tonietto & Malkoc, 2016). Quand l’activité était calée à une heure précise, elle ressemblait davantage à une corvée, et les participants s’en réjouissaient moins à l’avance, puis l’appréciaient moins sur le moment. L’effet disparaissait quand l’activité était seulement prévue dans les grandes lignes, sans heure fixée. Pour ta grille, ça veut dire réserver le jeudi soir pour voir tes amis sans écrire « 20h-22h, bar ». Tu protèges le créneau sans en faire une obligation de plus.

Mercredi, ça casse

Une première marche minuscule devant un grand escalier, pour commencer une tâche repoussée

Un TD est déplacé au mardi après-midi, ton devoir de stats prend deux heures de plus que prévu, et deux blocs sautent. C’est souvent là qu’on abandonne un planning. On voit l’écart, on se dit que « de toute façon ça ne marche pas », et on ne rouvre plus l’agenda jusqu’au dimanche suivant.

Réparer la semaine prend pourtant quelques minutes, à condition de reprendre chaque bloc qui a sauté et de te demander si la tâche compte encore. Il arrive souvent que non, parce qu’elle était sur la liste par habitude ou que son échéance a été repoussée. Dans ce cas, tu la retires.

Si elle compte encore, mets-la dans le créneau libre de fin de semaine, tant qu’il reste de la place. S’il déborde, c’est que ta semaine était trop chargée dès le départ, et c’est une chose à noter pour la revue du vendredi.

Ce qui compte encore mais ne tient plus dans la semaine passe à la suivante, avec une nouvelle date écrite sur la grille. Une tâche sans date a tendance à traîner au fond de la liste jusqu’au partiel.

Parfois, le bloc saute sans aucun imprévu, simplement parce que tu n’as pas commencé. Piers Steel a regroupé 691 résultats tirés d’études sur la procrastination (Steel, 2007). On repousse davantage une tâche qu’on trouve désagréable ou dont l’échéance est loin, et plus encore quand on doute de réussir ou qu’on cède facilement à un plaisir immédiat. Steel relève aussi le rôle du manque d’organisation et de contrôle de soi. Si ça t’arrive souvent, l’article sur la manière d’arrêter de procrastiner va plus loin.

Pour ta grille, commence par réécrire le bloc concerné avec une toute première action, très petite. Garde le même créneau et la même durée, mais change la première chose à faire, par exemple « résoudre le premier exercice » ou « écrire cinq questions pour me tester ». Ce doit être une action que tu peux lancer sans réfléchir.

Comment ne pas procrastiner sur ses révisions ?

Rends la première action minuscule. Steel montre qu’on repousse davantage quand l’échéance est loin, et un point de contrôle chaque semaine rapproche artificiellement cette échéance (Steel, 2007). Pour installer des routines qui ne reposent pas sur la seule volonté, l’article sur la discipline personnelle donne des pistes.

Comment gérer son temps en prépa ou à la fac quand la charge explose ?

Quand la charge monte, allège la grille au lieu de l’abandonner, et garde au moins la revue du vendredi et le créneau libre de fin de semaine, qui t’évitent de passer le week-end à rattraper. Dans l’étude de Häfner et ses collègues, menée avec des étudiants de première année à l’université, ceux qui avaient suivi une formation courte à la gestion du temps n’ont pas vu leur stress grimper quand la charge du semestre est arrivée (Häfner et al., 2014).

Vendredi, dix minutes de revue

Planning de la semaine relu le vendredi et ajusté pour la semaine suivante

Sans cette revue, tu referais les mêmes erreurs d’estimation la semaine prochaine. Reprends ta grille et regarde ce qui a été fait, ce qui a glissé, et pour quelle raison concrète.

C’est la raison qui te dit quoi changer. Une durée sous-estimée se corrige en rallongeant le créneau, une tâche trop grosse en la découpant. Un bloc placé à une heure où tu es fatigué peut passer le matin. S’il te manquait un document, prépare-le la veille. Et si c’était un vrai imprévu, ta méthode n’est pas en cause, et tu reprends la même grille la semaine suivante.

Au fil des semaines, tu connais ton coefficient personnel, c’est-à-dire le rapport entre ce que tu prévois et ce que tu tiens vraiment. Si tu tiens d’habitude deux blocs sur trois, sache que neuf blocs posés en donneront environ six, et choisis tes priorités en fonction. Buehler et ses collègues ont testé une idée proche dans leur quatrième étude. Quand on demandait aux participants de relier leurs expériences passées à leur prévision, ils ne sous-estimaient plus le temps nécessaire (Buehler et al., 1994).

Comment organiser son temps de travail étudiant ?

Tu commences par compter les heures vraiment libres de ta semaine, puis tu tries ce qui doit avancer selon son importance et son échéance. Tes priorités reçoivent ensuite un créneau précis, à côté d’une soirée gardée pour toi et d’un créneau libre pour le retard. Dans les blocs de travail, tu te testes plutôt que de relire, et dix minutes de revue le vendredi te montrent quoi corriger la semaine suivante.

Comment faire un planning de révision ?

Un planning de révision part des dates d’examen. Tu remontes ensuite le temps chapitre par chapitre, en revoyant chacun plusieurs fois à quelques jours d’écart (c’est le principe de la répétition espacée), et tu gardes chaque semaine un créneau libre pour le retard. Un plan détaillé de J-30 au jour de l’examen se trouve dans l’article comment bien réviser, qui complète ce cadre hebdomadaire quand tu prépares un examen précis.

Ce que cette semaine peut changer pour toi

Sur les notes, les résultats sont plus modestes que ce qu’on pourrait espérer. Brigitte Claessens et ses collègues ont passé en revue 32 études menées entre 1982 et 2004 (Claessens, van Eerde, Rutte & Roe, 2007). Ils concluent que le lien entre gestion du temps et performance, au travail comme dans les études, « n’est pas clair ». Une formation aux techniques améliore bien les compétences de gestion du temps, mais ça ne se traduit pas automatiquement par de meilleurs résultats. Le lien avec le bien-être est plus net, puisque ces comportements vont de pair avec plus de contrôle perçu, plus de satisfaction, une meilleure santé et moins de stress.

Une expérience menée auprès d’étudiants de première année va dans ce sens. Alexander Häfner et son équipe ont réparti au hasard 177 nouveaux étudiants entre une formation de deux heures à la gestion du temps et un groupe de comparaison, qui suivait lui aussi une activité encadrée, mais pas celle-là (Häfner, Stock, Pinneker & Ströhle, 2014). Comme les deux groupes ont reçu de l’attention, l’effet « on s’occupe de moi » pèse moins sur la comparaison.

L’étude porte sur le stress et le sentiment de contrôle, et elle ne dit rien des notes. Pendant les premières semaines du semestre, alors que la charge montait, le stress a augmenté dans le groupe de comparaison mais pas chez les étudiants formés, qui se sont aussi sentis plus maîtres de leur temps. Pour les auteurs, même une intervention de deux heures peut protéger les nouveaux étudiants de cette montée du stress en début de semestre.

Michelle Richardson et ses collègues ont rassemblé 241 jeux de données publiés entre 1997 et 2010 sur ce qui accompagne la moyenne à l’université (Richardson, Abraham & Bond, 2012). En dehors des capacités intellectuelles, les facteurs les plus liés aux notes sont la confiance dans sa capacité à obtenir une bonne note, l’objectif de note qu’on se fixe et la capacité à maintenir son effort quand une tâche est difficile ou peu motivante. Ce sont des liens statistiques, qui ne prouvent pas que l’un cause l’autre. On peut penser qu’une semaine bien tenue aide à fournir un effort régulier et à se sentir capable, mais aucune de ces études ne vérifie que la moyenne monte par ce chemin.

Ta grille est remplie, mais la semaine réelle s’en écartera forcément un peu. La grille sert justement à voir ce qui a glissé pour le rattraper. Dimanche prochain, refais l’opération. Elle te prendra une dizaine de minutes, et tes estimations seront un peu plus justes.

Sources

  • Britton, B. K., & Tesser, A. (1991). Effects of time-management practices on college grades. Journal of Educational Psychology, 83(3), 405-410. https://doi.org/10.1037/0022-0663.83.3.405
  • Buehler, R., Griffin, D., & Ross, M. (1994). Exploring the “planning fallacy”: Why people underestimate their task completion times. Journal of Personality and Social Psychology, 67(3), 366-381. https://doi.org/10.1037/0022-3514.67.3.366
  • Claessens, B. J. C., van Eerde, W., Rutte, C. G., & Roe, R. A. (2007). A review of the time management literature. Personnel Review, 36(2), 255-276. https://doi.org/10.1108/00483480710726136
  • Gollwitzer, P. M., & Sheeran, P. (2006). Implementation intentions and goal achievement: A meta-analysis of effects and processes. Advances in Experimental Social Psychology, 38, 69-119. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(06)38002-1
  • Häfner, A., Stock, A., Pinneker, L., & Ströhle, S. (2014). Stress prevention through a time management training intervention: An experimental study. Educational Psychology, 34(3), 403-416. https://doi.org/10.1080/01443410.2013.785065
  • Locke, E. A., & Latham, G. P. (2002). Building a practically useful theory of goal setting and task motivation: A 35-year odyssey. American Psychologist, 57(9), 705-717. https://doi.org/10.1037/0003-066X.57.9.705
  • Macan, T. H., Shahani, C., Dipboye, R. L., & Phillips, A. P. (1990). College students’ time management: Correlations with academic performance and stress. Journal of Educational Psychology, 82(4), 760-768. https://doi.org/10.1037/0022-0663.82.4.760
  • Richardson, M., Abraham, C., & Bond, R. (2012). Psychological correlates of university students’ academic performance: A systematic review and meta-analysis. Psychological Bulletin, 138(2), 353-387. https://doi.org/10.1037/a0026838
  • Steel, P. (2007). The nature of procrastination: A meta-analytic and theoretical review of quintessential self-regulatory failure. Psychological Bulletin, 133(1), 65-94. https://doi.org/10.1037/0033-2909.133.1.65
  • Tonietto, G. N., & Malkoc, S. A. (2016). The calendar mindset: Scheduling takes the fun out and puts the work in. Journal of Marketing Research, 53(6), 922-936. https://doi.org/10.1509/jmr.14.0591
  • Zhu, M., Yang, Y., & Hsee, C. K. (2018). The mere urgency effect. Journal of Consumer Research. https://doi.org/10.1093/jcr/ucy008

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